14/03/18 Réunion constitutive du groupe d’études sur les enjeux de la ruralité

A l'Assemblée Réunion constitutive du groupe d’études sur les enjeux de la ruralité

Comme je m'y étais engagée, je travaille à faire de notre identité et des spécificités de notre territoire haut-marnais une force.

J'ai été élue hier vice-présidente du groupe d'étude sur les enjeux de la ruralité à l’Assemblée nationale. Je remercie vivement Yolaine de Courson, Présidente, et les 175 députés membres.

Nous souhaitons porter, défendre et promouvoir la ruralité française.

La porter, parce que la ruralité est une réelle préoccupation de la majorité parlementaire et un projet d’envergure nationale, central dans le contexte de renouveau politique que nous portons au sein de la République en Marche. La porter, parce que nous voulons dépasser la fracture territoriale qui couve et proposer un avenir commun et équilibré entre les campagnes, les petites villes et les métropoles. C’est la ruralité qui nourrit la ville, elle qui lui fournit d’indispensables services environnementaux, par exemple en termes de qualité de l’air ou de qualité de l’eau. C'est également elle qui, par son patrimoine culturel et naturel, offre un espace de respiration, de détente et de liberté aux urbains. Elle mérite d’être portée politiquement et mise en lumière dans le cadre du projet progressiste ancrée dans le XXIe siècle qui nous anime.

La défendre, parce qu’elle est notre patrimoine commun. Tradition française, faite de coutumes, de paysages et de terroirs, elle a subi des assauts réguliers, tant en termes de manque d’intérêt et de reconnaissance, de pression foncière et de désertification médicale que de retard d’investissements ou de soutenabilité de notre agriculture. Aujourd’hui, trop souvent, nos campagnes se sentent isolées et délaissées. Elles s’inquiètent pour leur avenir, et à juste titre, pour la commercialité des villages et pour la présence et la qualité des services publics auxquels tout un chacun a droit. C’est pourquoi il nous semble essentiel de réaffirmer notre attachement à la ruralité, à ses valeurs et ses atouts, et de défendre avec conviction et ténacité une politique d’investissement en milieu rural, pour la cohésion des territoires aux côtés de Jacques Mézard et Julien Denormandie.

Nous serons vigilants quant au maintien des financements fléchés vers le monde rural existants (DETR, ZRR, etc.) qui ont démontré leur efficacité, et vigilants quant à la création de nouveaux outils tels que l’agence de cohésion territoriale et quant à la bonne orientation des financements prévus dans le cadre des plans d’investissement annoncés par le gouvernement sur nos territoires ruraux. Ceux-ci doivent notamment alimenter la lutte contre la désertification médicale, les projets de prise en compte de parcours de vieillissement des populations rurales dans de bonnes conditions. Ils doivent contribuer au maintien et au soutien de l’école rurale et à la création de maisons de services publics efficaces et adaptées.

La promouvoir, parce que la ruralité française a un potentiel immense. La richesse et la diversité de ses populations, la montée en puissance du numérique et avec lui, de nouveaux modes de vie, de production, de travail et de consommation, sont des relais formidables pour mieux valoriser la ruralité, comme espace de vie, de tourisme. Le regard que nos concitoyens portent sur nos campagnes, s’il est parfois positif, doit encore changer, pour les concevoir naturellement comme un territoire dynamique, créateur de valeurs, reflet de nouveaux modes de vie. Pour cela, il faut accompagner la revitalisation de nos territoires et en accélérer les mutations par un investissement conséquent dans : la desserte de nos villages, la couverture numérique du territoire, l’accès, la qualité et la modernisation de nos services publics, la transition agricole, l’amélioration de l’offre touristique rurale, et enfin par l’accompagnement des initiatives, nombreuses et innovantes, issues du monde rural des collectivités, entrepreneurs et associations.

 

Nos territoires ruraux ont en leur sein tous les atouts nécessaires pour relever les défis majeurs auxquels la France est confrontée en matière de transitions écologique et numérique. Ils ont en eux la capacité et l’envie de fonder avec les métropoles une vision d’avenir partagée et équilibrée entre les territoires.