08/02/18 Commission d’enquête sur  la sûreté et la sécurité des installations nucléaires

A l'Assemblée Commission d’enquête sur la sûreté et la sécurité des installations nucléaires

Je suis honorée d’avoie été nommée membre de cette Commission d’enquête parlementaire, dont j’ai vivement soutenu la création en Commission développement durable et aménagement du territoire, puis en séance publique.

L’ampleur du parc nucléaire français exige une vigilance sans faille de la part des représentants de la Nation.

A titre personnel, alors qu'un site d'enfouissement des déchets nucléaires est en projet à Bure, je suis particulièrement attachée à ce que toute la lumière soit faite sur les conditions de sûreté et de sécurité de nos installations, sur tout le territoire national, dans un souci évident de transparence pour nos concitoyens, mais aussi pour éclairer nos choix, notamment lorsque nous aurons à nous prononcer sur l’avenir de notre modèle énergétique, et des coûts induits.

Les catastrophes et accidents nucléaires majeurs que nous avons malheureusement pu connaître ont eu des origines diverses : des défaillances internes (comme à Three Mile Island aux États-Unis en 1979 ou à Tchernobyl en Ukraine en 1986), événements climatiques (comme à Fukushima en mars 2011).
Il convient aujourd’hui d’adapter nos infrastructures aux normes post-Fukushima.

Les impacts dramatiques, tant humains (décès consécutifs à une forte exposition aux radiations, cancers imputables aux rejets radioactifs, traumatisme chez les populations évacuées) qu'environnementaux (difficiles à appréhender en fonction du type d’accident) entrent naturellement dans le champ de notre réflexion. Le risque d'actes malveillants et autre menace terroriste est également prégnant.

Les incursions récentes de groupes de militants de la cause environnementale à deux reprises dans des centrales nucléaires ont suscité des inquiétudes légitimes dans l’opinion publique. Ces événements justifient que la représentation nationale s’empare de ces sujets.

Les personnes que nous auditionnerons dans le cadre de cette commission d’enquête seront tenues de se présenter. Elles engageront leur responsabilité en s’exprimant sous serment. 

Nous serons également amenés à visiter des sites nucléaires en France et en Europe.

La première réunion se tient aujourd'hui, 8 février. Le rapport sera rendu public avant l'été 2018.